RATICID MANDALAS
2010/2015. Série d'installations obtenues par dispersion au sol de différentes variétés de mort-aux-rats. Les compositions picturales sont des anamorphoses implantées contextuellement au sein de l’espace qui les accueille. Les drogues d’extermination sont utilisées comme des pigments et font directement écho aux mandalas réalisés par les bouddhistes. (Cette représentation minutieuse de l’univers est pour eux une pratique spirituelle et un support de méditation. La composition finale est ensuite détruite, versée dans un fleuve ou laissée au vent en offrande, afin de mettre en avant le côté éphémère de l’existence). En quelque sorte, une vanité…
Les typographies utilisées sont généralement issues d’un détournement de divers logos de groupes Heavy Metal. Les motifs eux, proviennent d'éléments de décors de films d'horreur cultes. L’emploi du raticide bleu et magenta évoque l’image stéréoscopique qui, par un jeu de superposition et d’effacement, sème un trouble visuel faisant aussi bien allusion à l’hallucination mystique que toxicologique. L’idée de ce trouble est renforcée par le point de vue en anamorphose qui dévoile, selon la position du spectateur, des mots ou des motifs picturaux.

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UNTITLED (Mayhem), 2015, raticides, 1300 x 400 cm.


 


 


UNTITLED (The Beast), 2014, raticides, 450 x 265 cm.


 


 


 


FIREWALK WITH ME, 2012, raticides, 350 x 200 cm. (Vue du 57ème salon de Montrouge)


 


 


INVOCATION OF MY DEMON BROTHER, 2013, raticides, 265 x 200 cm (GLASSBOX, Paris)


 


 


THE SHINING, 2011, raticides, 1000 x 400 cm. Vue de l'exposition Colonial Jelly, Centre d'art Lieu Commun


 


 


 


UNTITLED (Death), 2012, raticides, 450 x 300 cm. (Vue de l'exposition Autoexotisme, Galerie 5UN7, Bordeaux)


 


 


 


 


 


LET US PRAY, 2010, raticides, 1600 x 650 cm. > Voir le projet video Hifiklub


 


 


 


 


SLAYER LAYER, 2010, raticides, néons, 340 x 280 cm. (Vue de l'exposition Taste Statement à Zirkumflex, Berlin)